BLANCHIMENT DES CAPITAUX- LE CAMEROUN TOUJOURS PAS ASSEZ « BLANC » DEVANT LE GAFI

Le pays aurait franchi une étape importante dans la mise en œuvre de son plan d’action contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, avec 19 mesures réalisées sur les 24 attendues. Mais cinq actions restent à finaliser pour espérer sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), un statut qui continue de placer le système financier camerounais sous surveillance internationale renforcée.

Le Cameroun accélère ses efforts pour sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Selon les informations rapportées à l’issue d’une réunion du Comité national de coordination de la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, tenue à Yaoundé le 22 octobre 2026, le pays aurait désormais réalisé 19 des 24 actions inscrites dans son plan de réforme. Une progression qui représente près de 80 % des mesures attendues, contre environ 46 % précédemment, d’après les comptes rendus disponibles.

Cette évolution marque une avancée dans un processus engagé depuis plusieurs années pour renforcer l’intégrité du système financier national. Toutefois, elle ne signifie pas que le Cameroun a déjà obtenu son retrait de la liste grise. Dans sa dernière évaluation officielle consultée, publiée le 19 juin 2026, le GAFI maintenait le pays sous surveillance renforcée et relevait que des efforts supplémentaires restaient nécessaires pour remédier aux insuffisances identifiées.

L’évolution du nombre de mesures réalisées constitue le principal indicateur de la dynamique actuelle. Le passage de 11 actions mises en œuvre à 19, si les chiffres communiqués sont confirmés par les autorités compétentes, traduirait une accélération du programme de réformes. Huit actions supplémentaires auraient ainsi été validées à la suite de l’examen des avancées enregistrées par le pays.

Mais le chemin reste inachevé. Les cinq mesures encore en attente constituent désormais un point de blocage important dans la perspective d’une sortie de la liste grise. Les autorités camerounaises doivent non seulement achever les réformes concernées, mais également démontrer que les dispositifs mis en place fonctionnent effectivement sur le terrain.

Hervé Perkin’s Moukouri

Partager sur:

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.